Cairn urbain
La ville adaptable
B-side urbanisme Collectifs Commerces Mobilité douce Transports en commun

Le site de projet se situe à proximité du centre-ville de Genève et fait partie intégrante de l’agglomération genevoise. Il possède d’excellentes connexions en transport en commun avec le centre-ville dynamique en termes d’emplois, de commerces et d’échanges.

 

La zone de projet Onex / Bernex / Confignon est caractéristique d’un satellite proche d’une grande agglomération :

– Un urbanisme horizontal principalement résidentiel et très peu dense

– Une mixité programmatique très faible, principalement une zone réservée à l’habitat individuel

– Une frange urbaine qui marque une frontière entre urbain et domaine agricole

 

Cet urbanisme a eu deux conséquences majeures :

– La faune et la flore du site sont assez exceptionnelles laissant possibles de très belles vues vers le Jura ou le Salève et une véritable qualité de vie EN LIEN AVEC LA NATURE

– En contrepartie la densité et la mixité sociale ne correspondent plus aux attentes d’un site si proche de Genève.

 

Stratégie d’implantation et densité / intensité

Nous proposons alors une stratégie qui permet d’édifier des zones de micro-densité, c’est-à-dire des zones très denses regroupant de l’habitat diversifié  / service / commerces … selon leur situation géographique. Ces micro-densité permettront d’avoir une variation de la densité à l’échelle du site jusqu’à 2,5, tout en assurant un objectif global de 1,2.

 

Notre stratégie d’implantation s’étudie ainsi d’abord à l’envers, en définissant les zones où nous ne devons pas construire pour ne pas perturber l’écosystème et renforcer l’identité paysagère du site :

– Tout d’abord les trames paysagères existantes à préserver et à intensifier (connexions vertes et agricoles)

– Ensuite les connexions paysagères à créer à l’échelle du grand territoire (vues sur le Salève et le Jura)

– Les sujets de végétation isolés mais à préserver

– Le rapport agriculture / urbain à renouveler, dans une logique d’interpénétration entre bâti et culture

Schema-synthese

 

Ensuite nous avons défini la localisation des micro-densités :

– Proche des nœuds de transports en commun / doux / automobiles pour limiter les flux et le développement futur d’infrastructures grandes consommatrices de terrain

– Sur de vastes terrains (hors bandes paysagères) très peu denses et ne comportant qu’une habitation. Ces terrains ont une mutabilité plus rapide et permettent d’accéder d’atteindre rapidement l’objectif de densité

– En lisière des bandes végétales pour conserver des respirations urbaines

Nous avons la volonté de ne pas prolonger un urbanisme traditionnel lissant la ville et annihilant toute identité. Au contraire notre volonté est de conserver la qualité d’habiter propre au site mais de l’ouvrir au plus grand nombre.

concept-urbain

 

Des micro densité mais sous quelle forme ?

En complément de l’urbanisme horizontal du site, nous privilégierons la verticalité pour générer de l’habitat en hauteur ce qui permettra :

– De marquer les micro-densité

– De limiter leur nombre et de conserver un espace libre au sol ainsi maximum et réservé à la préservation de l’écosystème et du paysage.

 

L’échelle du site pour un piéton n’est pas donnée par le bâti mais bien par le végétal, elle se situe ainsi à la cime des arbres. C’est cette hauteur de référence, aux alentours des 15-16m qui donne le corps actuel du site, caractérise ces espaces et les vues paysagères qui s’en dégagent. Aussi, nous avons décomposé la verticalité en deux strates :

– Une strate basse, que l’on pourrait appeler le socle dans l’architecture traditionnelle, allant jusqu’à 15-16m et répondant à un contexte très local de la construction, sa hauteur s’adaptant au contexte végétal très proche

– Une strate haute, les Emergences, dont la hauteur pourra varier (entre 10 et 30m) en résonance avec le grand territoire et le paysage.

Cette stratification permettra de développer d’autres types d’habitat, en complément de l’habitat individuel partiellement conservé grâce aux micro-densités :

– « Habiter dans les arbres » pour la strate basse, les émergences permettant de conserver une véritable épaisseur végétale

– « habiter le grand paysage » pour les Emergences avec des vues sur le Salève, le Jura, le lac Léman …

– « Habiter le sol » pour les maisons individuelles

concept-tour

Quel « habiter vertical » ?

Les Emergences seront des éléments qui s’inscriront dans le grand paysage, aussi elles doivent être en résonance avec ce qui le caractérise : les bandes paysagères et agricoles. Elles doivent également être en résonance avec l’habitat actuel, constitué de maisons individuelles possédant toutes un jardin, soit d’usage soit d’ornement.

Les Emergences seront donc un empilement de logements/espaces d’activités possédant tous un jardin. Des petits jardins, des grands, des jardins sur plusieurs niveaux. Ces jardins, situés autour d’un noyau central « classique » marqueront l’identité paysagère des Emergences. Ce seront des Emergences végétales, comme si elles provenaient elle-même du sol.

 

Dans la strate basse, une grande variation programmatique sera mise en place, en fonction de la situation géographique. Commerces, équipements, activités, logements, parking (enterrés ou non) seront ainsi présents dans les socles. La jonction entre le socle et l’émergence sera particulière ; elle permettra de créer de nouveaux espaces publics / communs ouverts sur le grand paysage.

Les Emergences seront principalement destinés aux logements. Afin d’assurer une véritable qualité d’usage des jardins en hauteur, des dispositifs de brise vent seront installés sur la hauteur dans l’épaisseur végétale.

 

Investir le site sous quel processus ?

Le site de projet présente une particularité à prendre en compte dans le processus d’urbanisation : une multitude de propriétaires possèdent le foncier en raison d’un urbanisme d’habitat individuel. Notre stratégie doit ainsi prendre en compte ce facteur non négligeable. Notre volonté n’est pas de faire tabula rasa en expropriant les propriétaires au nom du bien commun ; au contraire l’urbanisme des Emergences s’inscrit pleinement dans cette particularité du site.

3 actions communes seront ainsi mises en place simultanément et évolueront dans le temps :

– Le schéma d’intentions : plan directeur de la zone établi avec une cohérence territoriale sur la stratégie décrite précédemment

– Les impulsions urbaines : constructions possibles dès le début du projet sur du foncier maîtrisé par l’état de Genève

– L’urbanisme négocié : évolution de chaque parcelle dans le temps en cohérence avec le schéma d’intentions et en négociation avec les propriétaires souhaitant vendre ou faire muter leur terrain

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